Notre première session chez Robert Blanck : le récit d’un samedi dans les vignes

Il y a des projets qui prennent du temps à décoller. Des semaines à préparer, à attendre, à douter. Et puis un jour, tout s’enchaîne — et tu réalises que ça valait vraiment la peine d’y croire.

C’est exactement ce qui s’est passé avec notre premier atelier Peinture et Vignes, chez le domaine Robert Blanck, à Obernai.

Une rencontre qui donnait le ton

Tout a commencé par une visite. En arrivant au domaine, on est accueillies par Valérie et Pauline, les deux filles de Robert Blanck. L’ambiance est immédiatement familiale, chaleureuse — exactement ce qu’on cherchait. On parle de notre vision des ateliers, de ce qu’on voulait créer. Et là, l’évidence : on voulait toutes les trois la même chose. Faire découvrir le terroir alsacien, de la manière la plus authentique qui soit. Et quoi de mieux que de le faire… dans les vignes elles-mêmes ?

On part visiter la parcelle. Ce matin-là, le ciel n’est pas franchement de notre côté. Mais qu’importe — on se projette facilement. On imagine les tables, les participants, les bouteilles alignées entre les rangs. Et c’est là qu’on réalise quelque chose d’incroyable : depuis cette parcelle, par temps clair, on aperçoit la cathédrale de Strasbourg. À plus de 20 kilomètres. Les ateliers venaient de devenir concrets.

les vignes

Les semaines passent… et la magie opère

Je ne vais pas vous mentir : les premières semaines ont été longues. On cherche des participants, on communique, on attend. Rien. Les samedis défilent et août arrive sans qu’un seul atelier n’ait eu lieu.

Et puis un matin, mon téléphone sonne. C’est un journaliste du DNA — il a entendu parler du projet et veut faire un article. Problème : on n’a aucun inscrit. Je lui dis qu’on reviendra vers lui dès qu’un atelier est confirmé, et je raccroche avec un nœud dans le ventre.

Quelques jours plus tard — ma bonne étoile, j’en suis convaincue — une famille de 5 personnes me contacte. Je saute de joie. Je rappelle le journaliste : l’atelier aura lieu ce samedi. Et le vendredi soir, une sixième personne me contacte pour rejoindre le groupe. Il me manque des chaises. J’hésite. Et puis je dis oui — parce qu’on a tellement attendu ces premiers participants que je ne pouvais pas refuser.

Le grand soir

Le samedi, c’est une journée entière de préparatifs. Tout tient dans ma petite voiture. On installe, on dispose, on ajuste. Et à 18h30, les premiers participants arrivent.

Ce soir-là, on sera 11 participants — et 1 journaliste du DNA. De quoi mettre un peu de pression sur les épaules d’une organisatrice plutôt timide de nature.

Le groupe, lui, est un beau mélange : une famille argentine de passage dans la région, une famille qui fête les 20 ans de mariage des parents, et un couple qui a reçu cet atelier en cadeau de leur fille. Des inconnus qui, très vite, ne le sont plus vraiment.

l'atelier peinture sur bouteille

Je présente l’atelier simplement, authentiquement. Et ça prend. Au bout de quelques minutes, les pinceaux sont en main, les bouteilles de Sylvaner posées devant chacun, et le Muscat des vieilles vignes — ces mêmes vignes qui nous entourent — coule dans les verres.

Et puis, le silence.

Pas un silence gêné. Un silence de concentration. Tout le monde est plongé dans sa création, les yeux rivés sur leur bouteille. Ce moment-là, je ne l’oublierai pas. Moi qui avais peur des blancs dans la conversation — finalement, c’est la peinture qui a tout dit.

Des créations qui racontent une histoire

Les bouteilles ce soir-là étaient toutes différentes. Des grappes de raisin, des fleurs, des paysages, des instants capturés au pinceau. Certains avaient même apporté leurs propres inspirations, leurs propres accessoires. J’ai trouvé ça tellement beau — cette façon de s’approprier le moment et d’y mettre quelque chose de soi.

les bouteilles des participants

La fierté qui arrive après

À la fin de la soirée, on fait des photos de groupe. Tout le monde repart avec sa bouteille, des sourires, et des remerciements qui n’en finissent pas. Ils demandent si d’autres ateliers sont prévus.

Le stress part avec eux. Et la fierté arrive.

C’est drôle — quand on prépare un atelier, on est tellement dans l’opérationnel qu’on ne voit pas vraiment ce qu’on crée. C’est en voyant les participants photographier leurs bouteilles, s’extasier, remercier, que j’ai réalisé : c’est joli. C’est vraiment cool ce qu’on a fait.

Quelques jours plus tard, l’article paraît dans le DNA. La cerise sur le gâteau.

article du DNA

 

On revient en 2026 🍷🎨

C’était la fin de la saison. Mais on a tellement adoré qu’on ne pouvait pas s’arrêter là.

Cette année, tous les samedis de juin à septembre, de 18h30 à 20h, on se retrouve dans les vignes pour un Atelier Peinture et Vignes. Matériel fourni, dégustation incluse, zéro expérience requise.

👉 Les places sont limitées — réservez votre session !

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